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Les oiseaux sont partout !
Domestiques ou sauvages, exotiques ou familiers, 46 oiseaux se cachent dans les vers de l'œuvre poétique majeure ci-dessous. Occupez vos longues soirées d'hiver à tous les trouver !


Les oiseaux sont partout, laissez-moi vous le dire...
Et si vous en doutez, ouvrez grand vos oreilles :
Ecoutez le récit que je vais vous décrire
D'un style plein d'entrain à nul autre pareil.

Or donc, un beau matin, réveil au chant du coq.
Je m'extirpe à grand peine de ma couette en eider.
Non, "gai comme un pinson" n'est pas le terme ad hoc
Qui sied à mon humeur, ce matin-là, misère !

Le sommeil fut trop court, j'ai dû, cela m'effraie,
Prolonger un peu trop la tournée des grands ducs...
Le tarin vermillon, des nœuds au cervelet,
Du houblon hier soir j'ai trop goûté le suc.

Quelque alibi festif m'a poussé, imprudent,
Dans ce parfait guêpier aux abords initiaux
De "soirée très très chouette"; en fait : un guet-apens
Qui fait que ce matin, j'ai le blues du dodo.

Je baille, je râle, mais je ne peux tourner autour
Du pot, et sous ma couette, de l'autruche appliquer
La couarde tactique ; alors donc, le pas lourd
Et les yeux du hibou, je vais me sustenter.

Je me fais un canard dans le bol de café.
A leur tour, mes tartines y subissent un plongeon.
Par dessus ça, un verre de kiwi pressé,
Cela fait un bien fou, ça vous remet d'aplomb !

Tel le preux chevalier quittant sa belle dame,
J'embrasse ma colombe, encore en pyjama
(d'un jaune canari), puis c'est le macadam
Que je vais combattant, une nouvelle fois.

Linotte que je suis : j'ai pas pris ma casquette
Dont je devrais pourtant rester inséparable !
Par ce froid de canard qui gèle les roupettes,
Je fais un beau dindon, stupide et enrhumable !

La faune troglodyte du Paris minéral
S'est donnée rendez-vous sur des routes qui grouillent
De barges qui ignorent la vitesse légale
Ou de tristes trainards, véritables casse... noix.

Je suis fier comme un paon dans ma récente auto
Qui fend comme frégate l'écume des polluants.
Un CD de Biset, dans mon autoradio
Transforme l'habitacle en Scala de Milan

Au hasard d'un feu rouge, je lorgne une amazone
Marchant d'un pas félin sur de longues échasses.
Troublante apparition, à chasser des neurones
En me disant : "sans doute était-elle... bécasse"

Me voilà fait pigeon d'un gros embouteillage !
Je voue le martinet aux sournois mandarins
Des transports publics qui, par quelque débrayage,
Ont fait tourné la route en noir jus de boudin.

Un butor me klaxonne : j'ai dû tarder un peu
A passer la première. Mon doigt lui fait coucou
Et mon auto du poisson lui montre la queue.
Je ne suis pas manchot pour châtier les re-lous.

Enfin voici la grille de mon cher employeur.
Mes pics d'adrénaline vont changer de suppôts :
Les chauffards laissent place aux cadres supérieurs
Souvent humbles hobereaux se croyant cardinaux.

La vie professionnelle, harpie accapareuse,
M'oblige à clore ici mon poème moqueur.
Mais la démonstration fut, je crois, rigoureuse :
Les oiseaux sont partout, qui en doute à cette heure !?



Solutions un peu plus bas...


Renan LEVAILLANT est aussi l'auteur de Pouyo et les oiseaux









Solutions :
Strophe 2 : coq, eider, pinson
Strophe 3 : effraie, grand duc, tarin
Strophe 4 : guêpier, chouette, dodo
Strophe 5 : râle, autour, autruche, hibou
Strophe 6 : canard, plongeon, kiwi, fou
Strophe 7 : chevalier, colombe, canari, combattant
Strophe 8 : linotte, inséparable, canard, dindon
Strophe 9 : troglodyte, barge, cassenoix
Strophe 10 : paon, frégate, biset, milan
Strophe 11 : amazone, échasse, bécasse
Strophe 12 : pigeon, martinet, mandarin
Strophe 13 : butor, coucou, manchot
Strophe 14 : pic, hobereau, cardinaux
Strophe 15 : harpie, moqueur
TOTAL = 46 oiseaux